25/11/2008

J -8,le temps devient de plus en plus froid,mais ça ne m'atteint plus.Je sais que j'arriverais a compter les minuttes avan de sentir l'avion décoller.Tout ce qui me paraissait insupportable ne l'est plus.Je suis heureuse de me dire que d'ici peu,la baie de morlaix me verra tous les matins,que les Frantz seront de nouveau réunis,que Titus geulera pour qu'on se la ferme pendant plus belle la vie,et les parents s'écrieront "Poubelle la vie",comme toujours,sans montrer qu'au fond,ils adorent.
Ma petite soeur m'a dit qu la maison était calme depuis mon depart,peut etre trop calme meme.Alors préparez vous,la rafale revient.On va réapprendre a vivre ensemble.
Ma Bretagne m'apelle,mais je ne sais pas ce que lui répondrait mon coeur s'il pouvait choisir d'y retourner ou non.Car une partie de moi voudrait de plus jamais rentrer,ici c'est aussi devenu chez moi.J'ai du etre Espagnole dans une vie antérieure.Rester?Mais a quoi bon?Pourquoi continuer a s'attacher si il y a toujours une fin douloureuse.Je laisse des jeunes fous,que j'aurais aimé connaitre d'avantage.Je laisse un Ami,qui m'aura toujours comprise sans faute.Et je laisse une famille,ma famille.J'ai déjas mal de penser qu'ils puissent un jour etre un souvenir,des images,et qu'un bon paquet de killometres nous sépareront.Je reviendrais,biensur,eux ça appaise leur tristesse.Moi j'ai le coeur qui se serre en regardant mon lit,en me disant que j'y passe en ce moment meme mes dernieres nuits.Je ne vivrais plus jamais dans cette famille,j'y viendrais envacances,mais ce sera trop different.Et lui,ces heures fourrés ensemble a faire l'école buissoniere.Abandonner si tot cette relation.Quel dommage,quel gachis.
Quand l'avion décollera,une page immense se tournera,la page d'une magnifique periode de ma vie.Hoyo diminuera avec l'altitude,jusqu'a ne plus pouvoir le distinguer.Je regarderais en bas,le coeur déchiré.Eux regarderons en l'air,souhaitant de tout leur coeur bonne route a cette petite Espagnole qui aura laissé des traces.Les images défileront dans ma tete,l'herbe jaune et seche des montagnes,son air frais et son silence.Les tauraux regardant chaque matin le bus passer avec interet,les mélodies des chansons inventées par les jeunes d'Hoyo,Les lumieres au loin de Madrid,ce petit village calme et serrein ou tous se conaissent,La proximitée,la bonne humeur et meme la mauvaise.Le train-train,La tortilla,La sieste.Fouiner dans les placards.Le rire d'Antonio,Le sourire de Paloma.Le chemin de la maison au village que je saurais faire les yeux fermés,comme celui pour me rendre au Tai Kwondo,ou a l'arret de Bus.L'odeur des vetements,la crise quand on oublie le coca-cola,la clope a la fenetre quand la maison ronfle,les nouveaux mots appris,les cours de math,les conversations profondes,les femmes du Taikwondo,Les enguelades au thelephone,l'acceuil de la abuela,Le restaurant le cabilda,le bar la solana,las fiestas de Hoyo.
La chambre de Geral,la mienne,les souvenirs de soirées,Le sel des pipas,me battre avec Diego,Le jardin,la guitarre sur mon cailloux,les tapas,les fous rires,les pleurs,et tous ces gens que j'aurais sincerement aimé.

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